Comment créer une entreprise crypto dans les zones franches des ÉAU : guide complet 2025

Comment créer une entreprise crypto dans les zones franches des ÉAU : guide complet 2025 nov., 25 2025

Créer une entreprise crypto dans les zones franches des Émirats arabes unis n’est pas une simple formalité administrative. C’est une stratégie qui exige de comprendre un système réglementaire précis, structuré, et qui évolue vite. En 2025, les ÉAU sont l’un des rares endroits au monde où une entreprise de crypto peut opérer légalement avec une transparence totale, des coûts maîtrisés, et un accès direct aux marchés régionaux. Mais ce n’est pas un terrain de jeu libre. Chaque zone franche a ses propres règles, ses propres autorités, et ses propres exigences en capital, en personnel et en conformité. Si vous pensez que tout ce qu’il faut, c’est un bureau dans un free zone et un nom de société, vous vous trompez.

Les trois autorités qui contrôlent tout

Il n’y a pas une seule autorité crypto dans les ÉAU. Il y en a trois principales, et chacune gère un territoire différent. Le Virtual Assets Regulatory Authority (VARA) est la plus importante pour les startups et les entreprises de taille moyenne. Créée en 2022, c’est la première agence au monde dédiée exclusivement aux actifs virtuels. Elle supervise tous les free zones de Dubaï, sauf le DIFC. Si vous voulez lancer un échange, un portefeuille, un service de garde ou même émettre un token, VARA est votre point d’entrée.

Ensuite, il y a l’Abu Dhabi Global Market (ADGM), avec sa régulation par la Financial Services Regulatory Authority (FSRA). Ici, ce n’est pas pour les petits projets. ADGM cible les institutions financières : fonds d’investissement, gestionnaires d’actifs, courtiers institutionnels. Les exigences sont plus élevées : capital minimum plus important, audits annuels rigoureux, systèmes de conformité alignés sur les normes européennes. C’est le choix des entreprises qui veulent être perçues comme des acteurs du système financier traditionnel, mais dans l’écosystème crypto.

Le troisième acteur est le Dubai International Financial Centre (DIFC), régulé par la Dubai Financial Services Authority (DFSA). C’est un compromis entre VARA et ADGM. Le DIFC a une réputation solide dans la finance classique, et il permet aux entreprises crypto de se connecter facilement aux banques, aux fonds d’investissement et aux avocats spécialisés en finance. Ce n’est pas aussi flexible que VARA, mais pas aussi rigide qu’ADGM.

En dehors de ces zones, c’est la Securities and Commodities Authority (SCA) qui régule. Mais si vous êtes dans une zone franche, vous n’avez pas besoin d’elle. C’est une erreur fréquente : croire qu’il faut une licence SCA pour tout. Non. Les zones franches sont des îlots juridiques. Vous choisissez votre zone, vous vous soumettez à son autorité. Point.

VARA : la porte d’entrée la plus accessible

Si vous êtes une startup, un projet de tokenisation, ou un service de custody, VARA est votre meilleur choix. Son système est modulaire. Vous ne demandez pas une licence "tout-en-un". Vous demandez une autorisation pour chaque activité. Par exemple : vous voulez lancer un portefeuille de crypto ? Vous demandez la licence "wallet provision". Plus tard, vous voulez ajouter un échange ? Vous demandez une deuxième autorisation. Pas besoin de tout payer d’un coup. C’est un avantage majeur.

Les coûts sont clairs en 2025 :

  • Capital versé : entre 100 000 AED (27 000 $) et 1,5 million AED (408 000 $), selon l’activité
  • Frais de demande : de 40 000 à 100 000 AED
  • Frais annuels de supervision : de 80 000 à 200 000 AED

Les entreprises doivent aussi prouver qu’elles ont :

  • Un plan d’affaires réaliste
  • Un cadre de conformité anti-blanchiment (AML/CFT)
  • Des systèmes de sécurité informatique certifiés
  • Une assurance responsabilité professionnelle
  • Des dirigeants passant le "fit and proper test" - c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de casier judiciaire, pas de sanctions financières, et qu’ils sont reconnus comme fiables

Et puis, il y a les tokens. VARA les divise en deux catégories. La Catégorie 1 : les tokens qui peuvent être émis par une entreprise licenciée, mais qui nécessitent une approbation séparée. La Catégorie 2 : les tokens qui doivent être distribués par un intermédiaire licencié. Et il y a des exceptions : les tokens "closed-loop" - comme les jetons d’un jeu ou d’une plateforme fermée - sont exemptés de licence, mais restent sous surveillance de VARA. Si vous pensez qu’un simple token sur Ethereum suffit, vous avez tort. La réglementation voit loin.

ADGM et DIFC : pour qui ?

ADGM n’est pas fait pour vous si vous êtes un petit projet avec un whitepaper et une équipe de 5 personnes. Ici, le capital minimum est souvent supérieur à 5 millions AED (1,36 million $). Les audits sont mensuels. Les contrôles de conformité sont plus stricts que dans l’UE. C’est pour les fonds de capital-risque, les plateformes d’investissement institutionnel, ou les banques qui veulent proposer des produits crypto à leurs clients riches.

Le DIFC, lui, est un bon choix si vous voulez rester à Dubaï, mais avoir des liens avec les banques traditionnelles. Beaucoup d’entreprises crypto dans le DIFC travaillent avec des banques locales pour des paiements en fiat, des comptes bancaires, ou des services de clearing. Ce n’est pas le plus rapide, mais c’est le plus stable. Si vous prévoyez de lever des fonds auprès d’investisseurs institutionnels, le DIFC donne plus de crédibilité.

La différence entre VARA et DIFC ? VARA est plus agile, plus orienté technologie. DIFC est plus orienté finance classique. Vous choisissez selon votre clientèle : des particuliers qui achètent des crypto ? VARA. Des fonds qui veulent investir dans des tokens sécurisés ? DIFC.

Trois autorités réglementaires crypto à une table, un fondateur présente ses documents dans une salle high-tech.

Les pièges à éviter

Beaucoup de startups se trompent sur trois points.

Le premier : croire que "zone franche" = "pas d’impôts" = "pas de règles". Faux. Les zones franches n’imposent pas d’impôt sur les bénéfices, mais elles imposent des règles strictes. Si vous ne respectez pas les exigences de conformité, votre licence est retirée. Et vous perdez tout.

Le deuxième : sous-estimer le temps. Le processus de licence prend entre 3 et 6 mois. Ce n’est pas un formulaire en ligne. Vous devez soumettre des documents en arabe et en anglais, passer des entretiens, répondre à des demandes d’information supplémentaires. Si vous pensez que vous allez lancer votre entreprise en 4 semaines, vous allez être déçu.

Le troisième : confondre licence et autorisation. Une licence vous permet d’opérer. Une autorisation vous permet d’effectuer une activité spécifique. Vous pouvez avoir une licence VARA pour la garde de crypto, mais pas l’autorisation pour émettre un token. Il faut les deux. Et chaque autorisation coûte cher.

Quel free zone choisir ?

Voici un résumé simple :

Comparaison des zones franches pour les entreprises crypto en 2025
Zone franche Autorité Capital minimum Idéal pour Temps de licence
Dubai (VARA) VARA 100 000 AED Startups, échanges, portefeuilles, tokenisation 3 à 6 mois
Dubai (DIFC) DFSA 500 000 AED Entreprises liées à la finance traditionnelle, levées de fonds institutionnelles 4 à 8 mois
Abu Dhabi (ADGM) FSRA 5 000 000 AED Fonds, banques, gestionnaires d’actifs 6 à 12 mois

Le Dubai Multi Commodities Centre (DMCC) est aussi une option. Il n’a pas sa propre autorité crypto, mais il permet d’incorporer une société et d’obtenir une licence VARA via un partenaire. C’est un bon choix si vous voulez un bureau physique à Dubaï, sans passer par le centre-ville. Moins cher, mais plus de complications administratives.

Une équipe célèbre sa licence, mais un compte à rebours de suspension se profile derrière eux.

Et le Digital Dirham ?

La Banque centrale des ÉAU teste actuellement le Digital Dirham, une monnaie numérique de banque centrale (CBDC). Ce n’est pas une crypto. C’est une version numérique du dirham, contrôlée par l’État. Mais cela change la donne. Les entreprises qui travaillent avec des stablecoins (comme USDT ou USDC) doivent maintenant se préparer à des interactions avec cette monnaie. La Banque centrale surveille les flux de paiement et les risques pour la stabilité monétaire. Ce n’est pas votre problème direct, mais c’est un signal : les ÉAU veulent contrôler l’ensemble de l’écosystème, pas juste les entreprises crypto.

Que faire après la licence ?

Obtenir la licence n’est que le début. Vous devez maintenant :

  • Installer un système de suivi des transactions (KYC/AML)
  • Former votre équipe aux normes de conformité
  • Établir des contrats avec des auditeurs externes
  • Publier des rapports annuels de conformité
  • Éviter tout contact avec des entités sanctionnées (Iran, Corée du Nord, etc.)

Les entreprises qui ne font pas cela sont suspendues. Pas sanctionnées. Pas amnistiées. Suspendues. Et si vous êtes suspendu, vous perdez votre licence. Point final.

Conclusion : une opportunité, pas une facilité

Les ÉAU ne sont pas le "paradis crypto" que certains décrivent. Ce n’est pas un endroit où vous pouvez lancer un projet avec un site web et un Discord. C’est un environnement réglementé, exigeant, mais extrêmement clair. Si vous êtes prêt à investir du temps, de l’argent et de la rigueur, vous avez accès à un marché de 500 millions de personnes, à des infrastructures de pointe, et à une stabilité politique rare dans le monde crypto.

La question n’est pas "est-ce possible ?". La question est : "êtes-vous prêt à faire les choses correctement ?"

Puis-je créer une entreprise crypto sans être physiquement présent aux ÉAU ?

Oui, vous n’avez pas besoin d’être physiquement présent pour déposer votre demande. Vous pouvez travailler avec un agent local ou un cabinet juridique basé dans la zone franche. Mais vous devez nommer un représentant légal résident dans les ÉAU, et ce représentant doit être présent pour les réunions avec l’autorité de régulation. La plupart des entreprises engagent un service de "company formation" qui gère cela pour vous.

Quelles sont les taxes applicables aux entreprises crypto dans les zones franches ?

Il n’y a pas d’impôt sur les bénéfices dans les zones franches des ÉAU. Il n’y a pas d’impôt sur les dividendes, ni sur les gains en capital. Mais il y a une taxe sur les sociétés (CIT) à 9 % pour les entreprises qui génèrent plus de 375 000 AED de revenus par an et qui ne sont pas dans une zone franche. Les entreprises dans les zones franches sont exemptées, à condition que leurs revenus proviennent uniquement de l’extérieur des ÉAU. Si vous vendez à des clients locaux, vous pourriez être assujetti à la taxe. Consultez un expert fiscal.

Puis-je utiliser une banque traditionnelle avec une licence VARA ?

C’est difficile, mais possible. La plupart des banques locales refusent encore les comptes pour les entreprises crypto, surtout si elles ne sont pas dans le DIFC. Les entreprises VARA ont plus de chances d’obtenir un compte si elles ont un partenaire bancaire dans une juridiction reconnue (comme Singapour ou les Pays-Bas) ou si elles travaillent avec des banques spécialisées comme Emirates NBD ou Mashreq, qui ont des programmes dédiés aux crypto. Cela prend du temps et des garanties.

Quelle est la différence entre une licence VARA et une licence SCA ?

VARA gère les activités crypto dans les zones franches de Dubaï (sauf DIFC). La SCA gère les activités crypto en dehors des zones franches - c’est-à-dire pour les entreprises basées dans les autres émirats comme Sharjah ou Ras Al Khaimah. Si vous êtes dans une zone franche, vous n’avez pas besoin de la SCA. La SCA est aussi responsable de la classification des tokens comme valeurs mobilières. Mais elle ne délivre pas de licences pour les activités de trading ou de garde dans les zones franches.

Quels sont les risques si je lance une entreprise crypto sans licence ?

C’est une infraction pénale. Selon l’article 4 de la Résolution du Conseil des Ministres n°111 de 2022, toute activité de crypto sans licence est interdite. Les sanctions incluent des amendes allant jusqu’à 10 millions AED (2,7 millions $), la fermeture de votre entreprise, et même une interdiction de séjour dans les ÉAU. Les autorités ont déjà bloqué des sites web et des comptes bancaires de sociétés non autorisées. Ne prenez pas ce risque.

33 Commentaires

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    Lizzie Perrin

    novembre 26, 2025 AT 21:59

    Je viens de finir ce guide et j’ai l’impression d’avoir lu un manuel de guerre froide pour les devs crypto… C’est pas un business, c’est un obstacle course avec des avocats en costume et des algorithmes qui te regardent mal.

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    Adrien GAVILA

    novembre 28, 2025 AT 19:24

    VARA ? ADGM ? DFSA ? On dirait un jeu de cartes de l’apocalypse blockchain. Qui a inventé ce bordel ? Un banquier qui a trop mangé de baklava ?

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    Arnaud Gawinowski

    novembre 30, 2025 AT 03:00

    Si tu penses que tu vas lancer ton token en 3 semaines avec un Discord et un nom de société qui sonne comme un jeu vidéo, t’es déjà mort. Les Emirats, c’est pas l’Ile de Ré, c’est le Nevada avec des palais et des caméras.

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    Andre Swanepoel

    décembre 1, 2025 AT 12:28

    J’ai passé 8 mois à négocier avec VARA pour une licence de custody. C’est long, c’est chiant, mais une fois que tu l’as, tu peux dormir tranquille. Les banques te parlent enfin comme à un humain. Le vrai avantage, c’est la stabilité. Pas la liberté. La stabilité.


    J’ai vu des gars partir avec 200k AED en capital et repartir avec rien. Parce qu’ils ont cru que le fait d’avoir un bureau dans un free zone, c’était magique. Non. C’est un contrat. Avec des règles. Et des conséquences.


    Le plus dur ? Le fit and proper test. Ils te demandent tes antécédents judiciaires, tes comptes bancaires, tes réseaux sociaux. Si t’as posté un meme sur les banques en 2021, ils le trouvent. Et ils te bloquent.


    Je dis pas que c’est facile. Mais si tu veux survivre dans ce secteur, c’est la seule voie qui marche. Pas le Dark Web. Pas le Telegram. Pas le whitepaper de 12 pages.


    Et oui, c’est cher. Mais combien tu as perdu en faisant des trucs à la va-vite en 2022 ? Moi, 400k. Donc là, je paie pour ne pas être dans la merde.

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    Mehdi Alba

    décembre 2, 2025 AT 02:37

    VARA ? DFSA ? FSRA ? Tous des pièges de la CIA pour contrôler la blockchain. Tu crois que les Emirats veulent vraiment la décentralisation ? Non. Ils veulent la centraliser sous leur drapeau. Le Digital Dirham ? C’est le début du contrôle total. Attends qu’ils te demandent de scanner ton visage pour envoyer 100 USDT.


    Et les banques ? Elles sont toutes sous surveillance. TOUTES. Même Emirates NBD. Ils te font signer des accords qui te font perdre ton anonymat. Tu penses que c’est pour la conformité ? Non. C’est pour le suivi. Ils veulent savoir qui tu es. Où tu vas. Ce que tu achètes.


    Et les tokens exemptés ? C’est un leurre. VARA les surveille en arrière-plan. Toute transaction est enregistrée. Même les closed-loop. Ils ont des algorithmes qui analysent chaque hash. Tu crois que tu es libre ? Tu es un rat dans une cage en or.

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    Djamila Mati

    décembre 2, 2025 AT 17:01

    En France, on parle de crypto comme d’un jeu. Ici, c’est une question de souveraineté. Les Émirats ne sont pas une terre d’opportunité. Ils sont une puissance qui réécrit les règles du jeu financier. Et nous, on est juste des spectateurs qui pensent qu’ils nous donnent une chance. Non. Ils nous utilisent pour légitimer leur modèle.

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    Vianney Ramos Maldonado

    décembre 2, 2025 AT 23:23

    Il est regrettable que cette analyse, bien que techniquement précise, néglige la dimension éthique de la régulation crypto. La concentration des pouvoirs de supervision dans des entités non démocratiquement élues, associée à l’absence de transparence procédurale, constitue une menace systémique pour la liberté économique fondamentale. La notion même de "zone franche" est une fiction juridique qui permet de contourner les principes de droit international.

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    Laurent Rouse

    décembre 3, 2025 AT 13:09

    Les Émirats ? Ils veulent ton argent, pas ton innovation. T’as vu les prix des bureaux à Dubaï ? 2000 euros le m². Et tu crois qu’ils te laissent garder tes profits ? Non. Ils te prennent ta clientèle, ton équipe, ton IP. Et quand tu deviens trop grand, ils te rachètent ou te ferment. C’est pas un paradis. C’est un casino avec des costumes.

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    Philippe AURIENTIS

    décembre 4, 2025 AT 12:26

    Je viens de lancer mon entreprise avec VARA. 4 mois de paperasse, mais ça a valu le coup. Le truc, c’est de pas essayer de tout faire en même temps. J’ai commencé avec juste la licence wallet. Puis j’ai ajouté l’exchange après 6 mois. Ça coûte moins cher, et ça évite les erreurs.


    Et le représentant légal ? J’ai trouvé un petit cabinet à DIFC qui fait ça pour 800€/mois. Pas cher comparé à perdre ta licence.

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    Denis Groffe

    décembre 5, 2025 AT 03:29

    Le Digital Dirham est un piège. Toute cette régulation, c’est pour préparer le terrain à l’abolition de la monnaie privée. Quand tu penses que tu contrôles ton Bitcoin, tu es en train de financer le système que tu détestes. Les Émirats ne veulent pas de crypto. Ils veulent que tu croies qu’ils en veulent. Pour que tu leur donnes tes données. Tes transactions. Ton identité. Et quand tout sera centralisé, ils n’auront plus besoin de toi. Ils te remplaceront par un algorithme.

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    Jeremy Horn

    décembre 5, 2025 AT 15:39

    Si tu es nouveau dans ce monde, écoute-moi : ne commence pas par chercher la licence la plus chère. Commence par comprendre qui tu veux servir. Si c’est des particuliers qui achètent des NFT pour le fun, VARA est ton ami. Si c’est des fonds qui veulent investir dans des tokens sécurisés, DIFC te donnera la crédibilité. Mais surtout, ne t’emballe pas avec les chiffres. 100 000 AED, c’est pas un montant magique. C’est le prix de ton sérieux.


    Je connais un gars qui a démarré avec 50 000 AED en capital, et il a réussi parce qu’il a fait un excellent plan d’affaires. Pas parce qu’il avait plus d’argent. Parce qu’il a montré qu’il comprenait le problème.


    Et le temps ? Oui, c’est long. Mais tu peux gagner du temps en travaillant avec un cabinet local. Pas un gros bureau à Paris. Un petit cabinet à Dubaï. Qui connaît les inspecteurs. Qui sait quel document ils veulent en premier. Ce n’est pas de la triche. C’est de la stratégie.


    Et la langue ? Tu dois avoir les documents en anglais ET en arabe. Pas un traducteur Google. Un vrai traducteur juridique. Sinon, ils te renvoient. Et tu perds 3 semaines.


    Je dis ça parce que j’ai vu trop de gens partir avec 100k AED et repartir avec zéro. Pas parce qu’ils étaient mauvais. Parce qu’ils ont cru que c’était un formulaire.


    La crypto, ici, c’est comme la pêche en mer Rouge. Tu dois connaître la marée. Le courant. Les poissons. Et surtout, tu dois savoir quand tu dois rester sur le bateau.

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    jerome houix

    décembre 7, 2025 AT 03:56

    Je suis dans le DIFC depuis 2 ans. Les banques nous ont ouvert un compte après 6 mois de négociations. C’est lent, mais ça marche. Le truc, c’est d’avoir un auditeur externe qui a déjà travaillé avec la DFSA. Sinon, tu perds du temps. Beaucoup de temps.

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    Aurelien Amsellem

    décembre 8, 2025 AT 10:06

    VARA ? C’est une blague. Ils demandent 100 000 AED pour une licence wallet, mais ils refusent 70% des demandes. Et quand tu as la licence, ils te font des audits mensuels. Pourquoi ? Parce qu’ils veulent que tu paies pour leur maintenance. C’est pas une régulation. C’est un racket organisé.

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    Lass Diaby

    décembre 8, 2025 AT 19:00

    Je viens du Mali. J’ai vu des gars ici se ruiner pour une licence. Mais je dis : si tu veux faire de la crypto, va en Suisse. Ou au Portugal. Ici, c’est un piège pour les riches. Les vrais innovateurs, ils sont ailleurs.

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    Patrick Hochstenbach

    décembre 9, 2025 AT 05:03

    Attention à la taxe sur les revenus locaux. Beaucoup pensent que la zone franche = 0% d’impôt. Mais si tu vendes à un client basé à Dubaï, tu peux être taxé à 9%. C’est un piège courant. Vérifie toujours la source du revenu. Pas juste la structure juridique.

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    Sophie Spillone

    décembre 9, 2025 AT 11:19

    Je suis une femme dans ce monde de mecs en costard. J’ai dû prouver 3 fois que je savais ce que je faisais. Les inspecteurs de VARA m’ont demandé si j’étais la secrétaire. J’ai ri. Puis je leur ai montré mon plan d’affaires. Et leur ai demandé s’ils avaient déjà vu une secrétaire avec un portefeuille de 1,2M AED en capital. Silence. Puis j’ai eu ma licence.


    Le vrai pouvoir ici, ce n’est pas l’argent. C’est la patience. Et le fait de ne pas te laisser intimider.

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    Nicole Flores

    décembre 10, 2025 AT 03:19

    Les Émirats ? Ils sont juste les nouveaux Américains de la finance. Ils ont remplacé Wall Street par un palace. Mais le jeu est le même. Tu donnes ton âme pour un visa. Et ils te font croire que tu es libre.

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    Nathalie Verhaeghe

    décembre 11, 2025 AT 06:37

    Je travaille avec une entreprise VARA depuis 18 mois. Leur système KYC est l’un des plus rigoureux que j’ai vu - mieux que certains en Suisse. Mais c’est ce qui les rend fiables. Si tu veux un compte bancaire, prépare-toi à fournir des preuves de source de fonds pour chaque actionnaire. Même pour les actionnaires à 1%. C’est lourd, mais ça évite les blanchisseurs.

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    Danielle Kempf

    décembre 12, 2025 AT 00:25

    Il est inacceptable que des individus puissent émettre des tokens sans aucune responsabilité morale. La finance n’est pas un jeu. C’est une institution sociale. Et ces "free zones" permettent à des charlatans de profiter de la naïveté des investisseurs. C’est une honte.

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    Elise Barthalow

    décembre 13, 2025 AT 18:30

    Je viens de lancer mon projet avec VARA. J’ai eu ma licence en 5 mois. J’ai pas eu de problème avec les banques parce que j’ai choisi un partenaire avec une licence dans les Pays-Bas. C’est plus facile que de tout faire seul. Et je me suis fait aider par un cabinet local. Pas cher. Pas compliqué.

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    Sophie Wallner

    décembre 13, 2025 AT 22:38

    VARA est une farce. Si tu n’as pas 500k AED, tu n’es même pas pris au sérieux. Et tu penses que c’est pour la sécurité ? Non. C’est pour éliminer les petits. Les vrais innovateurs. Les gens comme toi. Ils veulent que tu sois un gros acteur. Ou rien.

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    Monique Wasserman

    décembre 15, 2025 AT 20:52

    La notion même de "crypto dans une zone franche" est une contradiction terminologique. La décentralisation ne peut exister dans un cadre juridique de contrôle étatique. Ce n’est pas une innovation. C’est une sublimation de la régulation. Une forme de néo-colonialisme financier.

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    Babette Silber

    décembre 16, 2025 AT 06:13

    Je viens de voir un type perdre 800 000 AED en frais de licence… et son entreprise a été refusée parce qu’il avait un compte bancaire en Russie en 2020. C’est pas une régulation. C’est une chasse aux sorcières.

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    Tainá Viviane

    décembre 16, 2025 AT 09:27

    Les Émirats ne sont pas un paradis. Ils sont un laboratoire de contrôle social. La blockchain n’est pas une révolution ici. C’est un outil de surveillance. Et vous, vous êtes les cobayes.

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    Frederic von

    décembre 17, 2025 AT 13:51

    J’ai aidé 12 startups à passer VARA. Le secret ? Pas de pression. Pas de hâte. Prends ton temps. Lis chaque ligne du guide. Parle aux inspecteurs. Pose des questions. Ils ne sont pas des monstres. Ils veulent juste que tu sois sérieux. Et si tu es sérieux, ils t’aident. Pas parce qu’ils sont gentils. Parce qu’ils veulent que ça marche.


    Et le représentant légal ? Trouve quelqu’un qui a déjà fait ça. Pas un avocat de Paris. Un type basé à Dubaï. Qui connaît les heures d’ouverture des bureaux. Qui sait qui est qui. C’est ça, la vraie compétence.

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    Collin T.

    décembre 18, 2025 AT 17:03

    Le Digital Dirham ? C’est le début de la fin. Quand ils contrôlent la monnaie, ils contrôlent tout. Tu penses que tu as ton Bitcoin ? Non. Tu as un numéro dans leur base de données. Et quand ils décident de le bloquer, tu n’as plus rien. Pas de recours. Pas de tribunal. Juste un message : "Votre compte est suspendu".

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    Thierry Mangin

    décembre 19, 2025 AT 14:30

    Je me suis fait refuser par VARA parce que j’avais posté un tweet disant que la banque était un système de racket. Ils ont trouvé le tweet. Ils ont appelé mon banquier. Ils ont vérifié mon compte. Et ils m’ont dit : "Vous n’êtes pas fit and proper". J’ai perdu 100k. Et je n’ai même pas pu faire appel.

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    maxime plomion

    décembre 20, 2025 AT 08:57

    Si tu veux une licence VARA, fais-le avec un cabinet qui a déjà réussi 5 demandes cette année. Sinon, tu perds 6 mois. Et 100k. Et ta motivation.

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    Andre Swanepoel

    décembre 21, 2025 AT 21:19

    Je vois que certains disent que c’est un piège. Mais je dis : si tu veux jouer dans la ligue des grands, tu dois jouer selon leurs règles. C’est pas une question de moralité. C’est une question de survie. J’ai vu des gars se faire bloquer pour avoir utilisé un VPN. Pour avoir envoyé un email depuis un compte Gmail. Pour avoir mis un logo de Bitcoin sur leur site. Ils pensaient que c’était anodin. Non. C’est un signal. Et ils l’ont lu.

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    Jeremy Horn

    décembre 22, 2025 AT 00:35

    Exactement. Le vrai piège, c’est de croire que la technologie te protège. Non. La technologie est neutre. C’est la régulation qui décide qui peut l’utiliser. Et ici, ils veulent des entreprises qui peuvent payer. Pas des rêveurs.

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    Mehdi Alba

    décembre 23, 2025 AT 02:23

    Et vous, vous pensez que c’est la régulation ? Non. C’est de la psychologie. Ils te font peur. Ils te font croire que tu es seul. Que tu ne peux pas faire sans eux. Et quand tu leur donnes ton argent, ton identité, ton temps… ils te donnent une feuille de papier. Et ils disent : "Voilà, tu es légal". Mais tu n’es pas libre. Tu es un client.

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    Sophie Wallner

    décembre 24, 2025 AT 10:41

    Et les 100 000 AED ? C’est juste pour filtrer les pauvres. Les vrais gagnants, ils ont des fonds de 5M. Et eux, ils sont déjà dans le club. Le reste ? Des spectateurs.

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    Nicole Flores

    décembre 25, 2025 AT 09:00

    Les Émirats sont le nouveau Hong Kong. Mais sans la démocratie. Juste le cash.

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