La loi financière 2018, la première législation française à encadrer officiellement les cryptomonnaies a marqué un tournant. Avant ça, les crypto étaient dans une zone grise : personne ne savait vraiment comment les déclarer, ni si elles étaient légales. Cette loi a dit clairement : oui, elles existent, et voici comment les traiter pour l'État. Elle a introduit la notion de fiscalité des cryptomonnaies, le cadre légal pour taxer les gains sur les transactions en France, avec un taux fixe de 30 % sur les plus-values — un système simple mais efficace. C'était la première fois qu'un gouvernement européen reconnaissait explicitement les crypto comme un actif imposable, pas comme une monnaie.
Elle a aussi obligé les plateformes d'échange à s'enregistrer comme VASP, des fournisseurs de services sur actifs numériques, soumis à la lutte contre le blanchiment. Cela a forcé des exchanges comme Binance ou Kraken à se conformer à la loi française, ou à partir. Pour les particuliers, ça a voulu dire qu'il fallait déclarer tous les comptes crypto, même ceux qui ne rapportaient rien. Une obligation qui a fait peur à beaucoup, mais qui a aussi protégé les honnêtes. Cette loi n'a pas interdit les crypto, elle les a mises dans un système. Et ce système, c'est celui qu'on utilise encore aujourd'hui — avec des ajustements, mais pas de révolution.
Les articles de la loi financière 2018 sont devenus la base de toutes les règles qui ont suivi : la loi Pacte, MiCA, les exigences de KYC, les déclarations annuelles sur la plateforme Impots.gouv.fr. Ce n'était pas parfait, loin de là. Mais c'était le premier pas. Ce que vous trouverez ici, c'est une collection d'articles qui explorent les conséquences concrètes de cette loi — comment elle a affecté les traders, les entreprises crypto, les échanges, et même les airdrops. Vous verrez comment des projets comme Impossible Finance ou Sphynx Network ont dû s'adapter, comment les arnaques ont profité de la confusion, et pourquoi certains échanges ont disparu après 2021. Tout ça, c'est la trace de cette loi. Pas une révolution, mais un point de départ. Et c'est là que tout a changé.
L'Algérie a interdit complètement les crypto-monnaies en 2025, renforçant une restriction initiale de 2018. Détention, trading, mining ou même promotion sont désormais des délits punis par la prison et des amendes lourdes.
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