Quand vous vendez, échangez ou utilisez vos cryptomonnaies, des actifs numériques soumis à des règles fiscales spécifiques. Aussi appelées actifs numériques, elles ne sont pas une zone grise : la France les considère comme des biens mobiliers, et chaque transaction peut générer un impôt. Ce n’est pas parce que c’est digital qu’il n’y a pas de taxe. Si vous avez vendu du Bitcoin pour acheter de l’Ethereum, ou échangé des tokens contre des euros, vous avez peut-être un gain à déclarer.
La déclaration crypto, le processus obligatoire de déclaration des gains et pertes liés aux actifs numériques se fait chaque année via votre déclaration de revenus, dans la case 3AN. Le taux est fixe à 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux), sauf si vous choisissez le régime réel, qui peut être plus avantageux pour les traders actifs. Mais attention : si vous avez fait plus de 300 € de gains en une année, vous êtes concerné. Et si vous avez reçu des airdrops, des distributions gratuites de jetons souvent liées à des projets blockchain ou des récompenses DeFi, ces sommes sont aussi imposables au moment où vous les recevez — même si vous ne les avez pas vendues.
Les autorités françaises, comme l’administration fiscale, l’organisme public chargé de collecter les impôts et de vérifier la conformité fiscale, ont désormais accès aux données des exchanges via l’obligation de reporting des plateformes. Même si vous utilisez un DEX comme JediSwap ou un échange non régulé, vous n’êtes pas à l’abri. Les audits ciblent les gros portefeuilles, mais les petits traders ne sont pas oubliés. Des milliers de dossiers ont été ouverts en 2024. Et si vous avez acheté des crypto en Algérie, en Chine ou ailleurs où elles sont interdites, ça ne vous protège pas : la loi française s’applique à vous si vous êtes résident fiscal en France.
Le plus gros piège ? Croire que ne pas déclarer, c’est ne pas être vu. Les outils de traçabilité sont de plus en plus précis. Une simple transaction sur un échange comme KuCoin, où vous avez gagné des KCS, peut être retracée. Et si vous avez participé à un airdrop comme celui de Impossible Finance ou de GAMEE, le moment où vous avez reçu les jetons est la date taxable. Pas la date où vous les avez vendus.
Vous n’avez pas besoin d’être un expert comptable pour bien déclarer. Il suffit de garder une trace claire de vos achats, ventes, échanges et récompenses. Des outils gratuits existent pour importer vos transactions et calculer vos gains. Ce n’est pas une question de richesse — c’est une question de légalité. Et en 2025, les contrôles ne vont pas s’arrêter. Ils vont s’intensifier.
Les articles ci-dessous vous aident à comprendre ce qui est réellement imposable, comment éviter les erreurs courantes, et quels projets crypto peuvent vous mettre en danger fiscal. Vous trouverez des analyses sur des plateformes comme AOFEX ou WenX Pro, des explications sur les rug pulls, et même des cas concrets de pays où la crypto est interdite — parce que savoir où vous ne pouvez pas trader, c’est aussi savoir où vous ne pouvez pas vous cacher.
Singapour ne taxe pas les gains en capital sur les crypto-monnaies pour les particuliers, ce qui en fait l'une des juridictions les plus attractives au monde. Entre réglementation claire, absence d'impôt et cadre stable, elle attire les investisseurs et les entreprises.
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